Tanha Gomes

L’artiste visuelle et travailleuse culturelle Tanha Gomes est la lauréate de l’Accompagnement jumelé 2020-2021 du PWM + MAI pour artistes* intéressé.e.s par une collaboration avec un.e conseiller.ère dramaturgique

Tanha Gomes a travaillé dans plusieurs centres d’artistes et galeries d’art à Montréal. Depuis 2011, elle participe à des initiatives qui font découvrir l’art à des personnes de tous âges.

Née dans une famille multiculturelle au Brésil, elle a déménagé au Canada à l’adolescence et vit depuis entre ces deux mondes. Son expérience de l’immigration l’amène à explorer les liens entre le déplacement, la mort et la mémoire. Fascinée par les traces de l’histoire personnelle sur les corps et les trajectoires des gens, elle utilise la photographie pour mener des explorations intimes et délicates de l’identité. Elle cherche à créer des œuvres contemplatives en utilisant le temps comme matière première, souvent avec de longues expositions qui exigent que les corps restent immobiles. Les images de Tanha sont marquées par un aspect performatif, par de simples empreintes ou une promesse de mouvement. Récemment diplômée d’une maîtrise en éducation des arts, elle aspire à développer sa pratique artistique autour de l’identité culturelle.

Crédit photo : Daniele Barroso

 

 

Marbella Carlos

Basée à Montréal et née à Manille, Marbella Carlos est artiste visuelle. Elle est titulaire d’une maîtrise en thérapies artistiques créatives (art-thérapie) de l’université Concordia, d’un baccalauréat en arts visuels (avec distinction) de l’université de Calgary et d’une licence en éducation des arts visuels (avec distinction) de l’université de Toronto. Elle s’est récemment tournée vers une pratique performative du burlesque sous le nom Joy Rider, comme moyen d’exercer un contrôle sur son corps et sa sexualité. Le burlesque lui offre ainsi la possibilité de créer de captivantes vignettes performatives empruntant à la comédie, tout en questionnant des questions telles la complexité de l’acculturation des immigrant.e.s occupant.e.s vivant dans la diaspora. Marbella est récipiendaire du prix prestigieux Bunny Competition du festival Edmonton International Burlesque. Dans le cadre d’Alliance 2020-21, son projet fait appel à la performance afin de créer de nouvelles interprétations de créatures folkloriques précoloniales des Philippines. 

Cécilia Bracmort

Cécilia Bracmort  est une artiste et commissaire franco-canadienne qui favorise dans son art et ses projets de commissaire le mélange des genres, la transdisciplinarité et l’expérimentation.

À travers sa vision multifocale en lien avec ses «couches identitaires», ses projets créent des ponts entre des thèmes et des notions qui la touchent de près tels que l’histoire, la mémoire, l’identité, l’écologie ou la spiritualité.

Par sa pratique artistique et curatoriale, Cécilia veut favoriser l’émergence d’autres perceptions du monde, et encourager le public à penser en dehors des sentiers battus, sous une nouvelle lumière.

En 2019, elle œuvre en tant que commissaire de l’exposition Reclaiming My Place à la galerie d’art Warren G. Flowers au Collège Dawson qui présente les œuvres des artistes Shanna Strauss, Cedar-Eve et Sharon Norwood, réclamant une meilleure visibilité des créations des femmes artistes noires, racisées et autochtones dans le milieu des arts. Soutenue par Alliance en 2018-2019, l’exposition sera de nouveau présentée au Centre Lethbridge en 2021. Dans le cadre d’Alliance 2020-21, son projet porte sur l’amélioration de la visibilité de son profil dans le milieu des arts visuels et de ses compétences en matière de communication. 

 

Diane Hau Yu Wong

 

Diane Hau Yu Wong est la lauréate de l’accompagnement jumelé articule + MAI pour commissaires 2020-22.

Habitant les territoires non cédés des Salish de la côte et le territoire de Tiohtiá: ke, Diane Hau Yu Wong est commissaire émergente et historienne de l’art. Elle a obtenu un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université Concordia en 2018. Sa pratique de commissaire et ses recherches reposent en grande partie sur son expérience en tant qu’immigrante de deuxième génération et sont imprégnées de l’intersection entre les identités communautaire et diasporique. Dans le cadre de l’accompagnement jumelé articule+ MAI pour commissaire, Diane se penche sur le futurisme numérique comme voie de réinvention d’un monde meilleur et d’une solidarité durable entre les communautés noires, autochtones et racisées à travers la technoculture et la fiction spéculative. Elle a récemment commissarié l’exposition des diplômé-e-s du Centre A en 2019 intitulée (dis)location (dis)connect (dis)appearance, portant sur la perte des langages, des traditions et des cultures dans la communauté diasporique.

Ce partenariat est financé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada » avec les logos du MAI et de la ville de Montréal.

 

Saba Heravi

Basée à Tiohtiá:ke/ Montréal, Saba Heravi est une artiste visuelle irano-canadienne déploie une pratique artistique axée sur le dessin, la céramique et la gravure. Elle a obtenu un BFA en arts plastiques à l’université Concordia en 2019.  Son travail explore la notion du chez-soi, de la mémoire et de l’identité, constituant en fin de compte une investigation de soi. Dans le cadre du programme Alliance, Saba examine de nouvelles approches et techniques en vue de développer un projet portant sur les archives familiales.

Victoria May

Ayant un riche parcours de plus de 30 ans, Victoria May est danseuse, chorégraphe et enseignante. Elle a fait partie des compagnies Royal Winnipeg Ballet, Danse Kompagni de Göteborg, Danish Dance Theatre, et, en tant qu’interprète indépendante, pour Danse-Cité, Louise Bédard, Dominique Porte et Barbara Diabo, entre autres collaborations. Citoyenne de la Fédération des Métis du Manitoba, Victoria a des liens familiaux et communautaires avec la collectivité de Prince Albert, Saskatchewan. Sa dernière chorégraphie Kiwaapamitinaawaaw (2020) a été présentée à la Biennale d’Art Contemporain Autochtone (BACA) au Centre de Création O Vertigo (CCOV). Dans le cadre d’Alliance, son projet vise à mettre en œuvre et à animer des conversations autour de la table de cuisine (kitchen table talks, une méthode de recherche Autochtone) et autres rassemblements centrés sur les Autochtones. Victoria croit en la nécessité de rester connectée au pouls de la collectivité par le biais de conversations, de processus de création, de cercles de parole et de cérémonies basées sur un échange de savoirs et d’expériences adoptant une perspective artistique, expérientielle et corporelle Autochtone.

Soroush Aram

Soroush Aram est le lauréat de l’accompagnement jumelé Mandoline hybride + MAI pour artistes 2020-21. C’est un artiste visuel multidisciplinaire iranien œuvrant à Montréal. Après avoir terminé une formation en Beaux-Arts à l’Université de Téhéran en 2002, Soroush développe une esthétique particulière axée entre le dessin et l’art performatif, jonglant entre images du passé et rêves d’avenir. Sa pratique est diffusée et reconnue en Iran depuis 2010. Aujourd’hui, la carrière artistique de Soroush se déroule principalement au Canada, où il intègre progressivement les différentes sphères de l’art contemporain québécois, en participant à expositions, résidences, ateliers et programmes d’accompagnements (DAM ; Montréal en Arts ; SKOL ; Montréal Arts Interculturels). Dans le cadre d’Alliance, le projet que Soroush déploie est intitulé Réminescence. Explorant les traces du passé et de la mémoire, ce projet se décline à travers une série de dessins portant sur des objets récupérés provenant de l’industrie musicale, ainsi qu’une performance et des vidéos issues d’entrevues que l’artiste réalisera.

Ce partenariat est financé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada » avec les logos du MAI et de la ville de Montréal.

 

 

Nasim Lootij

Chorégraphe, interprète, enseignante et notatrice Laban, Nasim Lootij a quitté l’Iran en 2006 pour étudier la danse à Paris. Depuis 2014 elle vit et travail à Montréal où elle a cofondé le collectif Vâtchik Danse avec Kiasa Nazeran, dramaturge et docteur en théâtre. 

Leurs sources d’inspiration : l’art et l’histoire sociopolitique de l’Iran, les courants modernes du débutdu vingtième siècle, entre autres l’expressionnisme allemand. 

Leurs créations : Moi-Me-Man (2017), La Chute (2019), L’Inconsistance (En cours). Cette dernière est soutenue par le programme d’Alliance de MAI, la Dance-Cité, la maison de la culture Plateau-Mont-Royal et José Navas/Compagnie Flak.

Burcu Emeç

Que signifie collaborer avec quel’un-e ou quelque chose? Le projet que réalise Burcu Emeç dans le cadre d’Alliance We were awkward at first but then it was ok trouble les tensions inhérentes à la collaboration, tout en tenant compte de la fonction des objets dans la performance.

 

La pratique artistique de Burcu est axée sur le soin, l’action politique et une curiosité rigoureuse. En tant que praticienne en arts vivants, sa démarche combine le commentaire social, l’écoute active, l’improvisation et l’art visuel. Son approche s’inscrit dans le décalage entre le poétique et le banal, subvertissant les codes de la performance et créant des tensions entre texte et image. Les projets collaboratifs et indépendants de Burcu ont été présentés dans un large éventail de contextes à Montréal, Toronto et en Allemagne, notamment aux festivals OFFTA, SummerWorks et ZH, et dans des lieux tels que Eastern Bloc, Never Apart et Montréal arts interculturels (MAI). Elle a récemment reçu les prix Mécènes investis pour les arts, OFFTA Coup de coeur, OFFTA Hybridity Award et cinq prix du Montreal English Theatre Awards. Elle est commissaire en résidence avec Christopher Willes au Studio 303 et artiste en production déléguée avec LA SERRE-arts vivants. Burcu est également travailleuse culturelle et coordonnatrice au centre d’artistes articule. Elle est titulaire d’un BFA en Theatre Performance de l’Université Concordia (2017).

Amir Sám Nakhjavani

Nominé pour le Prix META, Amir Sám Nakhjavani (il, lui) est un Montréalais multilingue et multidisciplinaire d’origine azerbaïdjanaise et iranienne. En tant qu’artiste de théâtre, il a travaillé avec le Centre Segal, Playwrights’ Workshop Montreal, Black Theatre Workshop, le Théâtre Tableau d’Hôte, le Théâtre Teesri Dunya et Infinithéâtre. Il a été membre de l’ensemble du programme de Mentorat Artistique 2016-2017 de Black Theatre Workshop. Il a participé au programme DémART-MTL du Conseil des arts de Montréal, en collaboration avec le Théâtre Centaur. Il travaille actuellement à la traduction française du texte classique en farsi Aurash de Bahram Beyza’ie, en collaboration avec Modern Times Stage Company à Toronto. Sa participation à Alliance est axée sur une exploration de la performance humaine.