Katey Wattam

D’ascendance mixte anglaise, irlandaise, franco-ontarienne et anishinaabe, la créatrice et metteure en scène Katey Wattam est interpellée par des récits qui sont connectés avec les manières de savoir auxquelles elle fait appel, tout en lui permettant d’expérimenter et d’explorer des formes théâtrales à travers une perspective Autochtone. Prenant appui sur sa pratique somatique, elle met à jour des expériences sanglantes puisées dans les corporéités, dévoilant mémoire et traumatisme en vue de revendiquer et de décoloniser les corps, les esprits et les espaces.  Elle a étudié à l’Université McGill et a participé aux programmes Alliance au MAI et Black Theatre Workshop’s Artist Mentorship Program. Katey fait actuellement partie de l’initiative Why Not Theatre’s ThisGen Fellowship. Dans le cadre d’Alliance, Katey Wattam travaille sur une adaptation théâtrale de river woman de la poète et écrivaine Métis Katherena Vermette, utilisant le langage du corps pour explorer l’épicentre de la douleur coloniale à travers l’amour décolonial.

Ahmad Hamdan

Diplômé de l’école supérieure de théâtre de l’UQAM en 2017, Ahmad Hamdan est comédien et habite à  Montréal. Il a interprété ses textes sur plusieurs scènes montréalaises, notamment celle de La Licorne dans le spectacle Foirée Montréalaise. Parallèlement à sa carrière d’acteur, un désir de raconter et de créer le mène vers l’écriture de courtes formes théâtrales. Dans le cadre du programme Alliance, il s’empare de la forme longue pour créer un spectacle qui explorera entre autres la notion de mobilité sociale, le rapport à la culture (dans tous les sens du terme) et la conception de l’identité.  

 

Chloé Barshee

Diplômée de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM en 2014, Chloé Barshee cofonde à sa sortie de l’école avec des collègues de classe, le collectif Grande Surface. On a pu la voir jouer sur les planches du théâtre La Chapelle, au Théâtre du Rideau-Vert dans la production  Molière, Shakespeare et moi et au festival Zone Homa.

Elle est la mise en scène de Théâtre Everest. Celle qui construit et qui imagine les images les plus folles, celle qui repousse toujours les limites du possible, qui se demande toujours : mais comment on va faire ça?

« Avec Théâtre Everest, le processus de création est un retour aux sources, à l’enfance, un grand terrain de jeu où tout est possible, où tout peut arriver, où un accident peut se transformer en une idée extraordinaire et où mil n’y a pas de bons ou de mauvais coups parce que tout est matière à création. »

Benita Bailey

Artiste aux origines allemandes et éthiopiennes, Benita Bailey est arrivée à Montréal en 2016. Elle s’est intéressée aux relations internationales et aux études africaines à l’Université de Leipzig ainsi qu’à l’Université baptiste de Hong Kong et a travaillé dans ce domaine à New York et à Beijing, en plus d’avoir occupé un poste d’assistante de recherche à la faculté des droits de la personne au parlement allemand situé à Berlin.

En 2012, elle a décidé de quitter son travail et d’étudier l’art dramatique à temps plein. Depuis l’obtention de son diplôme en 2015, Benita est apparue au grand écran et à la télévision nationale en Allemagne, a travaillé avec le célèbre réalisateur Robert Wilson et a collaboré avec des théâtres berlinois comme le Ballhaus Naunynstraße et le Haus der Berliner Festspiele. À Montréal, elle a participé au renommé programme de mentorat des artistes du BTW (2017-2018) et a collaboré avec Imago Théâtre, Scapegoat Carnivale Theatret le festival Revolution They Wrote en assurant la mise en scène de pièces, de lectures-spectacles, d’adaptations de répertoire et de pièces originales dans des endroits comme le Rialto, le MAI, le Théâtre Centaur et le Théâtre Mainline.

En 2017, Bailey faisait partie des six actrices noires réunies dans le cadre d’une production de Ntozake Shange intitulée For Colored Girls Who Have Considered Suicide / When the Rainbow Is Enuf. Présentée à l’Université McGill, cette œuvre marquait l’histoire de l’établissement en étant la première production dont la distribution était entièrement composée de personnes Noires. Depuis le début 2019, elle est membre de Label Noir, un collectif d’artistes afro-allemands avec lequel elle se produira en 2020. Elle fait partie de la distribution de la production Chattermarks (Cabal Theatre) présentée dans le cadre de la saison 2019-2020 du Théâtre La Chapelle. Benita est ravie de revenir au MAI en tant que participante au programme de soutien aux artistes Alliance 2019-2020.

Sophie El Assaad

Artiste interidisciplinaire primée aux origines libanaises et britanniques, Sophie El Assaad a passé plus d’une décennie à Bahreïn pour ensuite s’établir à Montréal où elle travaille comme conceptrice pour le théâtre, créatrice et jeune metteuse en scène. Elle a fondé sa compagnie Théâtre Nuaj en 2015 et a produit et mis en scène son tout premier spectacle intitulé VANITAS. À ce jour, elle planche sur Black Balloon, sa prochaine création.

La pratique individuelle de Sophie s’inspire des œuvres d’artistes comme Ali Chahrour, Wajdi Mouawad, Dave St-Pierre et Sarah Kane : la brutalité et la relation entre la vie et la mort qui les animent évoquent la vulnérabilité de l’humain et tout ce qu’elle exige. Créatrice dotée d’une expérience en arts visuels, elle accorde une importance toute particulière à l’impact visuel de ses œuvres, puisqu’il juxtapose la performance et les styles artistiques émanant de disciplines variées tout en s’appuyant sur le mouvement et les imperfections. À l’heure actuelle, elle s’intéresse au sentiment de désillusion de plus en plus présent chez les jeunes adultes qui doivent composer avec le monde d’aujourd’hui et les risques que pose une génération impie à la recherche d’un but. En s’inspirant du climat politique actuel qui règne dans la péninsule arabe, elle s’interroge sur les perspectives orientales et occidentales, se questionne sur la personne derrière le terroriste et cherche la signification du mot humanité.

En 2017, Sophie a pris part au programme de mentorat des artistes du Black Theatre Workshop et a travaillé comme conceptrice pour une multitude de compagnies de théâtre professionnelles, y compris Répercussion Théâtre, Cabal Theatre, Talisman Theatre, Tableau d’Hôte Theatre, Geordie Theatre, Yonder Window Theatre Co et le Centre Segal arts de la scène.

Andy Sawyer

Andy Sawyer est une performeuse basée à Tio’tia’ke (Montréal). Elle écrit et raconte des histoires, chante des chansons et écoute son corps. Sa pratique évolue autour de la construction du monde, puisant dans l’expérience personnelle, la science-fiction, la théorie de genre et la psychologie. En tant que personne adoptée, elle souhaite redéfinir les notions de famille et de parenté en créant un nouveau langage autour de l’appartenance, de la responsabilité émotionnelle (honnêteté radicale), des balises et de ce que nous nous devons à nous-mêmes et les un.e.s aux autres. En tant qu’artiste trans , elle aborde la création à travers une pratique d’embodiment (incorporation) qui est spirituelle, emplie de plaisir et orientée vers la joie.

Andy est engagée dans les voyages intérieurs consistant à désapprendre la suprématie blanche et le patriarcat tout en recherchant de nouvelles (et d’anciennes) modalités de vie en étroite relation avec la terre et autrui.

Ligia Borges

Metteure en scène, comédienne, chercheuse et enseignante, Ligia Borges est l’une des cofondatrices du collectif brésilien Teatro da Travessia. Depuis 2006, elle collabore de près ou de loin à l’ensemble des créations de cette compagnie, que ce soit en tant que comédienne ou encore comme assistante à la mise en scène et à la dramaturgie. Les sujets universels, tels que les relations familiales, l’amour, la maladie, et les difficultés quotidiennes sont des thèmes récurrents dans le travail de Borges, qui poursuit actuellement un nouveau projet théâtral sur le thème de l’Alzheimer. Intitulé Fragments d’Ana, ce projet réunit les univers du conte et du théâtre narratif et intègre dans sa dramaturgie les récits de personnes touchées par l’Alzheimer et ceux de leurs proches aidants. Fragments d’Ana est conçu pour un lieu de présentation non théâtrale et misera sur la rencontre entre le public et les comédiens.

Katey Wattam

Diplômée de la Faculté de danse et théâtre de l’Université McGill, Katey Wattam a travaillé sur plus de 20 productions théâtrales et cinématographiques. Wattam, une artiste interdisciplinaire d’ascendance mixte (habcoloniale et anishnaabe), aborde le théâtre dans le bût de miner la « mémoire du sang » de son propre corps et celui des autres, révélant ainsi des vécus et des traumatismes (passés et présents) qui soutiennent la réclamation et la décolonisation continues des corps, des esprits, et des espaces. En 2017-2018 Wattam a travaillé sur la mise en scène de Les Vaches de Nuit, une œuvre écrite par l’artiste autodidacte queer, québecois et autochtone Jovette Marchessault. Lyrique, profonde, sensuelle, fantastique – la voix de Marchessault devient, chez Wattam, une force extatique, capable de tourner l’image conventionnelle des femmes à l’envers, et d’accueillir une vision d’avenir résolument féministe.