Jamila ‘Jai’ Joseph

Jamila « Jai » Joseph est lauréate de l’accompagnement jumelé avec Playwrights’ Workshop Montreal (PWM) pour 21-22. 

Jamila « Jai » Joseph est une artiste interdisciplinaire de Montréal dont les principaux moyens d’expression sont la danse (plus de 20 ans), la chorégraphie (plus de 10 ans), la chanson (autodidacte depuis plus de 15 ans) et le théâtre (3 ans).

Récipiendaire du prix Victor Phillips du Black Theatre Workshop en 2002, Jamila a continué à créer, apprendre, se produire, se raconter et s’exprimer à travers ses œuvres. En 2015, Jamila a lancé JaiDanse, une compagnie de facilitation de la danse et de la performance dansée et a produit et coproduit des spectacles à la fois pour la scène et le théâtre dans des salles locales.
Entre 2017 et 2019, Jamila a eu le plaisir de se joindre à la distribution de How Black Mothers Say I Love You, écrite par Trey Anthony (Black Theatre Workshop, 2019) et de l’odyssée musicale a cappella de Nicole Brooke Obeah Opera (ASAH Productions, 2019), à Toronto. Pour son premier rôle sur scène en 2017, elle a interprété Lady in Purple dans la pièce For Colored Girls… de Ntozake Shange (Tuesday Night Café Theatre de l’Université McGill). Elle a repris ce rôle en 2018 dans une présentation en « rappel » produite par la troupe (Les 6 Productions).
Alors que nous nous sommes tous arrêtés au cours des deux dernières années, Jamila a utilisé ce temps pour parfaire sa pratique artistique et aiguiser ses outils créatifs en ajoutant quelques nouvelles cordes à son arc. Elle chorégraphie actuellement pour le théâtre (annonce à venir) et écrit également un scénario et une chanson pour Wild Roots, la pièce de théâtre performance sur laquelle elle travaille.

Sophia Wright

Sophia Wright (elle) est une danseuse, chorégraphe et créatrice basée à Tio’tia:ke / Montréal et travaille actuellement au sein d’un collectif avec l’artiste de danse et de théâtre, Alida Esmail. L’approche artistique de Sophia est nourrie par le désir de réunir plusieurs pratiques et communautés ensemble. Originaire de la ville de Calgary, Sophia a obtenu son baccalauréat en danse contemporaine à l’Université Concordia, et elle a continué ses études en Médiation culturelle à l’Université Sorbonne Nouvelle à Paris, France. C’est aussi là-bas qu’elle est devenue un membre actif de La Main, un collectif multidisciplinaire qui réunit des artisans, artistes et techniciens autour de créations communes. C’est à Paris toujours que Sophia développe un lien avec la communauté Sourde au travers d’une collaboration interculturelle et multilingue qu’elle cultive encore aujourd’hui. En parallèle de sa carrière en danse, Sophia approfondit son apprentissage en ferronnerie avec pour objectif d’intégrer à l’art de la scénographie des éléments de sculpture pour de futurs projets.

Crédit de photo: Alexandre Quillet

Alida Esmail

Née à Burlington, Ontario, Alida Esmail (elle) est une danseuse et artiste de théâtre basée à Tiotia:ke/Montréal. Elle est diplômée d’un baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia et un certificat en mouvement des arts et médias mixtes du Centre Attakkalari en Inde, et une maîtrise en sciences de la réadaptation de l’Université de Montréal. Elle a également suivi une formation en danse de salon internationale et en danse latine qu’elle utilise actuellement pour développer et faire connaître Liquid Lead Dancing, une approche non genrée de la danse en couple. Son identité en tant que Canadienne musulmane de deuxième génération, bilingue anglophone et femme de couleur vivant dans le climat sociopolitique du Québec inspire la mise en scène de son travail chorégraphique. En cherchant à trouver un sentiment d’appartenance, elle a également commencé à découvrir les souffrances inexprimées, les effacements, les traumatismes et les privilèges de sa généalogie ancestrale, passant de l’Inde à l’Afrique et au Canada.

Elle a récemment créé un collectif avec Sophia Wright et, avec le soutien de l’Alliance, elles établissent une collaboration avec l’artiste Sourde de théâtre Hodan Youssouf, afin de découvrir sa relation avec les thèmes susmentionnés. Le collectif a également été soutenu par le Plateau Mont-Royal, le Conseil des arts de Montréal, le Théâtre aux Écuries, la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal et PTC (Playwrights Theatre Centre) Vancouver. À côté de sa carrière d’interprète, Alida est également impliquée dans des recherches innovantes sur les arts et la santé, qui ont été publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture réputées.

 

Credit de photo: Douglas Rideout 

⇒ http://www.alidaesmail.ca/

Katey Wattam

D’ascendance mixte anglaise, irlandaise, franco-ontarienne et anishinaabe, la créatrice et metteure en scène Katey Wattam est interpellée par des récits qui sont connectés avec les manières de savoir auxquelles elle fait appel, tout en lui permettant d’expérimenter et d’explorer des formes théâtrales à travers une perspective Autochtone. Prenant appui sur sa pratique somatique, elle met à jour des expériences sanglantes puisées dans les corporéités, dévoilant mémoire et traumatisme en vue de revendiquer et de décoloniser les corps, les esprits et les espaces.  Elle a étudié à l’Université McGill et a participé aux programmes Alliance au MAI et Black Theatre Workshop’s Artist Mentorship Program. Katey fait actuellement partie de l’initiative Why Not Theatre’s ThisGen Fellowship. Dans le cadre d’Alliance, Katey Wattam travaille sur une adaptation théâtrale de river woman de la poète et écrivaine Métis Katherena Vermette, utilisant le langage du corps pour explorer l’épicentre de la douleur coloniale à travers l’amour décolonial.

Ahmad Hamdan

Diplômé de l’école supérieure de théâtre de l’UQAM en 2017, Ahmad Hamdan est comédien et habite à  Montréal. Il a interprété ses textes sur plusieurs scènes montréalaises, notamment celle de La Licorne dans le spectacle Foirée Montréalaise. Parallèlement à sa carrière d’acteur, un désir de raconter et de créer le mène vers l’écriture de courtes formes théâtrales. Dans le cadre du programme Alliance, il s’empare de la forme longue pour créer un spectacle qui explorera entre autres la notion de mobilité sociale, le rapport à la culture (dans tous les sens du terme) et la conception de l’identité.  

 

Chloé Barshee

Diplômée de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM en 2014, Chloé Barshee cofonde à sa sortie de l’école avec des collègues de classe, le collectif Grande Surface. On a pu la voir jouer sur les planches du théâtre La Chapelle, au Théâtre du Rideau-Vert dans la production  Molière, Shakespeare et moi et au festival Zone Homa.

Elle est la mise en scène de Théâtre Everest. Celle qui construit et qui imagine les images les plus folles, celle qui repousse toujours les limites du possible, qui se demande toujours : mais comment on va faire ça?

« Avec Théâtre Everest, le processus de création est un retour aux sources, à l’enfance, un grand terrain de jeu où tout est possible, où tout peut arriver, où un accident peut se transformer en une idée extraordinaire et où mil n’y a pas de bons ou de mauvais coups parce que tout est matière à création. »

Benita Bailey

Artiste aux origines allemandes et éthiopiennes, Benita Bailey est arrivée à Montréal en 2016. Elle s’est intéressée aux relations internationales et aux études africaines à l’Université de Leipzig ainsi qu’à l’Université baptiste de Hong Kong et a travaillé dans ce domaine à New York et à Beijing, en plus d’avoir occupé un poste d’assistante de recherche à la faculté des droits de la personne au parlement allemand situé à Berlin.

En 2012, elle a décidé de quitter son travail et d’étudier l’art dramatique à temps plein. Depuis l’obtention de son diplôme en 2015, Benita est apparue au grand écran et à la télévision nationale en Allemagne, a travaillé avec le célèbre réalisateur Robert Wilson et a collaboré avec des théâtres berlinois comme le Ballhaus Naunynstraße et le Haus der Berliner Festspiele. À Montréal, elle a participé au renommé programme de mentorat des artistes du BTW (2017-2018) et a collaboré avec Imago Théâtre, Scapegoat Carnivale Theatret le festival Revolution They Wrote en assurant la mise en scène de pièces, de lectures-spectacles, d’adaptations de répertoire et de pièces originales dans des endroits comme le Rialto, le MAI, le Théâtre Centaur et le Théâtre Mainline.

En 2017, Bailey faisait partie des six actrices noires réunies dans le cadre d’une production de Ntozake Shange intitulée For Colored Girls Who Have Considered Suicide / When the Rainbow Is Enuf. Présentée à l’Université McGill, cette œuvre marquait l’histoire de l’établissement en étant la première production dont la distribution était entièrement composée de personnes Noires. Depuis le début 2019, elle est membre de Label Noir, un collectif d’artistes afro-allemands avec lequel elle se produira en 2020. Elle fait partie de la distribution de la production Chattermarks (Cabal Theatre) présentée dans le cadre de la saison 2019-2020 du Théâtre La Chapelle. Benita est ravie de revenir au MAI en tant que participante au programme de soutien aux artistes Alliance 2019-2020.

Sophie El Assaad

Artiste interidisciplinaire primée aux origines libanaises et britanniques, Sophie El Assaad a passé plus d’une décennie à Bahreïn pour ensuite s’établir à Montréal où elle travaille comme conceptrice pour le théâtre, créatrice et jeune metteuse en scène. Elle a fondé sa compagnie Théâtre Nuaj en 2015 et a produit et mis en scène son tout premier spectacle intitulé VANITAS. À ce jour, elle planche sur Black Balloon, sa prochaine création.

La pratique individuelle de Sophie s’inspire des œuvres d’artistes comme Ali Chahrour, Wajdi Mouawad, Dave St-Pierre et Sarah Kane : la brutalité et la relation entre la vie et la mort qui les animent évoquent la vulnérabilité de l’humain et tout ce qu’elle exige. Créatrice dotée d’une expérience en arts visuels, elle accorde une importance toute particulière à l’impact visuel de ses œuvres, puisqu’il juxtapose la performance et les styles artistiques émanant de disciplines variées tout en s’appuyant sur le mouvement et les imperfections. À l’heure actuelle, elle s’intéresse au sentiment de désillusion de plus en plus présent chez les jeunes adultes qui doivent composer avec le monde d’aujourd’hui et les risques que pose une génération impie à la recherche d’un but. En s’inspirant du climat politique actuel qui règne dans la péninsule arabe, elle s’interroge sur les perspectives orientales et occidentales, se questionne sur la personne derrière le terroriste et cherche la signification du mot humanité.

En 2017, Sophie a pris part au programme de mentorat des artistes du Black Theatre Workshop et a travaillé comme conceptrice pour une multitude de compagnies de théâtre professionnelles, y compris Répercussion Théâtre, Cabal Theatre, Talisman Theatre, Tableau d’Hôte Theatre, Geordie Theatre, Yonder Window Theatre Co et le Centre Segal arts de la scène.