Daniela Ortiz

Daniela Ortiz est une artiste visuel d’origine mexicaine qui vit et travaille actuellement à Montréal. Elle explore les questions liées à l’identité, l’assimilation et la dislocation culturelle à travers le portrait dans divers médiums tels que la photographie, le dessin, la broderie et plus récemment l’animation.

Elle est titulaire d’un diplôme en arts visuels de l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico (UNAM) et d’un certificat en photographie du International Centre of Photography. Elle est récemment diplômée du programme de maîtrise en studio arts-Intermedia de l’Université Concordia.

Flavia Hevia

Flavia Hevia est une artiste des arts visuels, marionnettiste et conceptrice de scénographie et d’éclairages pour le théâtre.

Originaire du Mexique, Flavia aspire à devenir une conteuse visuelle qui allie ses compétences et son expérience des arts visuels, du théâtre et des marionnettes pour créer des films d’animation dans une approche non linéaire du récit, s’adressant aux sens d’avantage qu’à l’intellect.

Son projet actuel, intitulé Nos Contes – Exploration de la mémoire des femmes immigrées, vise à capter les récits essentiels que les femmes immigrantes portent de leur pays d’origine et à les recréer sous une forme artistique qui renforce et valide les souvenirs des femmes elles-mêmes tout en facilitant le partage de ces histoires afin qu’elles soient mieux comprises et appréciées de tous.

Farha Najah

Farha Najah est une artiste et activiste féministe et anti-raciste basée à Tiohtia:ke, situé en territoire Kanien’kehá:ka non cédé. Depuis son plus jeune âge, elle s’intéresse aux traditions artistiques sud-asiatiques et musulmanes dont elle est héritière, notamment concernant la calligraphie Urdu/Arabe-Perse (Urdu/Arabic-Persian Script, ou U/APS), tout en s’immergeant et s’engageant dans des luttes de justice social. Ces expériences l’ont amenée à développer une pratique artistique en 2016. Plus précisément, ce sont ses expériences personnelles croisées (queer, de  genre, de racialisation et de solidarité avec autres personnes faisant face à l’oppression systémique) qui l’ont inspirée à développer une pratique artistique répondant à l’engagement individuel et collectif, principalement au sein des communautés Queer/Trans et des personnes racisées. Sa pratique s’est surtout porté sur la calligraphie U/APS au travers de la peinture à l’acrylique et la conception de tatouages. Plus récemment, elle s’est concentrée sur la calligraphie U/APS tout en explorant la peinture sur la peau, la danse, l’argile, et le film. Elle s’intéresse présentement aux processus interdisciplinaire et au croisement par l’art des identités Queer et Musulmanes et des imaginaires qui leurs sont propres.

Mich Cota

Mich est une femme à bispirituelle d’origine mixte-algonquin ayant grandi à Maberly, en Ontario. Née d’un père autochtone et d’une mère blanche, Mich a été élevée dans une mixité de perspectives autochtones et allochtones. Elle a commencé à explorer son identité à travers l’écriture de récits qui reflétaient son monde d’enfant soumise aux limitations rigides d’une chrétienté fondamentaliste. La musique est devenue pour elle un lieu d’expression ainsi que d’évasion face aux conflits internes de l’adolescence, interrogeant alors son désir naturel de s’identifier comme une femme et comme une personne queer. Elle vit présentement à Montréal, où elle conjugue l’écriture et la performance, le chant et la danse, comme moyen de raconter son histoire. Dans son travail artistique elle cherche à offrir un lieu inhabituel mais sécuritaire, affranchi des distinctions et des clivages communautaires et sociétaux, où il est possible d’expérimenter l’intensité de la différence, notamment le poids émotionnel porté par les voix des personnes en situation de conflit.

 

Image : Sadie Mallon

Kama La Mackerel

Kama La Mackerel est une poète, performeuse, conteuse et artiste multidisciplinaire dont le travail explore des pratiques performatives et poétiques qui favorisent la résilience, la résistance et la guérison (« healing ») de communautés marginalisées. Sa pratique artistique recouvre des oeuvres textiles, visuelles, numériques, poétiques et performatives. À la fois narratologique et théorique, à la fois personnel et politique, son travail formule une praxis anticoloniale ancrée dans la production culturelle.  

Les projets de Kama sont à l’écoute de la communauté et axés sur la collectivité: en tant que mentore, elle participe au Artists Mentoring Youth (AMY) Project en plus d’être Directrice artistique du Performance Poetry Program for Trans Women and Femmes de AMY. Elle est également l’instigatrice et directrice artistique de GENDER B(L)ENDER, The Self-Love Cabaret, Contemporary Poetics of Trans Women of Colour Artists, et Nos Corps, Nos Histoires: un programme de mentorat dédié aux jeunes QTBIPOC. Kama s’est produite dans de nombreux sites au niveau local et international, y compris à Montréal, Toronto, Ottawa, Halifax, Vancouver, Burlington, New York, Londres, Amsterdam, et Paris. Kama est née et a grandi à l’Île Maurice. Jeune adulte, elle a immigré en Inde, puis ensuite, en 2008, au Canada. Elle vit à tio’tia:ke (Montréal) depuis 2011.

 

Image : Pascha Marrow