Sophia Wright

Sophia Wright (elle) est une danseuse, chorégraphe et créatrice basée à Tio’tia:ke / Montréal et travaille actuellement au sein d’un collectif avec l’artiste de danse et de théâtre, Alida Esmail. L’approche artistique de Sophia est nourrie par le désir de réunir plusieurs pratiques et communautés ensemble. Originaire de la ville de Calgary, Sophia a obtenu son baccalauréat en danse contemporaine à l’Université Concordia, et elle a continué ses études en Médiation culturelle à l’Université Sorbonne Nouvelle à Paris, France. C’est aussi là-bas qu’elle est devenue un membre actif de La Main, un collectif multidisciplinaire qui réunit des artisans, artistes et techniciens autour de créations communes. C’est à Paris toujours que Sophia développe un lien avec la communauté Sourde au travers d’une collaboration interculturelle et multilingue qu’elle cultive encore aujourd’hui. En parallèle de sa carrière en danse, Sophia approfondit son apprentissage en ferronnerie avec pour objectif d’intégrer à l’art de la scénographie des éléments de sculpture pour de futurs projets.

Crédit de photo: Alexandre Quillet

Rouzbeh Shadpey

Rouzbeh Shadpey est un artiste et musicien basé à Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal, travaillant à travers le son, l’écriture et la performance. Sa pratique et sa pensée sont formées par son parcours universitaire en médecine, psychiatrie et musique, par l’expérience vécue d’un corps faillible et par la profonde sagesse de sa grand-mère Nargues. Sa recherche artistique actuelle explore les grammaires décoloniales de la maladie ainsi que la blancheur de l’écoute acousmatique. Sa musique, sous l’identité GOLPESAR, est parue sur l’empreinte Opal Tapes.

⇒ http://www.rouzbehshadpey.com/

Noelia Pacheco-Bascopé

Basée à Tiohtià:ke | Montréal, Noelia est une artiste interdisciplinaire qui puise dans les récits personnels et collectifs afin de questionner le monde dans lequel elle vit. Ancrée dans une perspective décoloniale sont travail prend les formes d’installations, d’art vidéo et de performances où elle aborde des questionnements identitaires tout en tenant compte des contextes politiques et sociaux qui y sont intrinsèquement liés. Les relations que l’on entretient avec ce que l’on considère comme un.e autre sont un élément central dans ses recherches. Dernièrement, elle porte un intérêt marqué au sujet des expériences migratoires de personnes ayant immigré récemment au Québec (depuis les années 1970). Elle est particulièrement intéressée par les parcours migratoires des personnes invisibilisées et la pérennité de leurs histoires à travers le temps. L’intérêt envers ces récits naît d’une profonde quête identitaire où elle retrace les trajectoires migratoires de ses ascendants. Dans le cadre du programme Alliance, elle souhaite investiguer les contextes politiques, sociaux et personnels qui forment des conditions de marginalisation et d’intersectionnalité chez ces vécus pluriels. 

Lenore Claire Herrem

Lenore Claire Herrem est une artiste multidisciplinaire de Saskatoon qui est basée à Tio’Tia:Ke/Montréal depuis 2013. Elle a obtenu une formation dans les arts de la scène et est titulaire d’un baccalauréat en théâtre et arts vivants de l’Université de Saskatchewan. Elle travaille actuellement dans une variété de formats numériques, notamment l’animation, les séries web, le portrait et la conception graphique. Precious Puppies  est l’un des grands projets en cours, qui comprend une série animée, une marque de vêtements, des zines, des autocollants et d’autres produits artisanaux. En 2018, cette série à démarré sous la forme des mini-épisodes expérimentaux, et en 2020 Lenore à produit la première saison de l’émission. Elle est présentement en production avec la deuxième saison avec le soutien du programme Alliance. The Sandy Bridges Show est un autre projet polyvalent de Lenore réalisé comme une série de web et diffusion en direct. Sandy Bridges est un alter-égo de Lenore depuis 2009. Notamment cette personne suit les rôles de animatrice, comédienne d’humour, coach de vie et encore plus. Lenore est une organisatrice des événements communautaires et en 2015 elle est cofondatrice de Taking What We Need. Taking What We Need est un collectif informel géré par des bénévoles voué à aider les femmes trans, les personnes trans féminines (AHAN) et personnes bi-spirituelles à obtenir ce dont elles ont besoin grâce à un financement discrétionnaire. Cette organisation communautaire organise des collectes de fonds pour la communauté trans féminine à faible revenu de Montréal.

Crédit photo: Sarah Rainville   

⇒ https://www.lenorech.ca/

Hea R. Kim

Née en Corée du Sud, l’immigrante canadienne Hea R. Kim explore les superpositions de techniques artistiques dans les textiles et les sculptures. Visuellement inspirées par son héritage coréen, les explorations de Kim partagent des éléments de souvenirs d’enfance et d’imagination. Grâce à son instruction formelle en Corée du Sud et ses études approfondies sur les processus matériels et l’art contemporain à Montréal, Kim cherche à visualiser la période innocente où les journées sont remplies de possibilités infinies, d’indulgences et de rêves. Kim a exposé ses œuvres à travers le Canada et le Corée-du-Sud. En 2019, elle a eu une exposition solo de son projet Vomiting Flowers au MAI. La même exposition sera présentée à la Galerie Eastern Edge à St-John dans la province de Terre-Neuve en mars 2022.

Atif Siddiqi

Atif Siddiqi à étudié la mode et le design à Los Angelès et la production de vidéo et les arts de la scène à Montréal où il vivent actuellement. Son pratique artistique suit les thématiques de l’identité de genre, l’écologie, la justice, les notions de la transformation personnelle et la métamorphose par l’incorporation des symboles et les éléments d’iconographie. Ses œuvres et créations artistiques incluent les long métrages des documentaires expérimentaux, Solo (gagnant du prix pour meilleur documentaire) et M! Mom, Madonna and Me. Les enregistrements de son de son album Amethyst’s Universe, Firefly et Tranie Tronic. Autres courts métrages variés incluent Unique Mythology, Erotic, Exotic et les arts de la scène de Alienation qui font partie du portfolio d’Atif. 

Crédit de photo: Eisha Marjara

http://www.atifsiddiqi.com/

Marbella Carlos

Basée à Montréal et née à Manille, Marbella Carlos est artiste visuelle. Elle est titulaire d’une maîtrise en thérapies artistiques créatives (art-thérapie) de l’université Concordia, d’un baccalauréat en arts visuels (avec distinction) de l’université de Calgary et d’une licence en éducation des arts visuels (avec distinction) de l’université de Toronto. Elle s’est récemment tournée vers une pratique performative du burlesque sous le nom Joy Rider, comme moyen d’exercer un contrôle sur son corps et sa sexualité. Le burlesque lui offre ainsi la possibilité de créer de captivantes vignettes performatives empruntant à la comédie, tout en questionnant des questions telles la complexité de l’acculturation des immigrant.e.s occupant.e.s vivant dans la diaspora. Marbella est récipiendaire du prix prestigieux Bunny Competition du festival Edmonton International Burlesque. Dans le cadre d’Alliance 2020-21, son projet fait appel à la performance afin de créer de nouvelles interprétations de créatures folkloriques précoloniales des Philippines. 

Saba Heravi

Basée à Tiohtiá:ke/ Montréal, Saba Heravi est une artiste visuelle irano-canadienne déploie une pratique artistique axée sur le dessin, la céramique et la gravure. Elle a obtenu un BFA en arts plastiques à l’université Concordia en 2019.  Son travail explore la notion du chez-soi, de la mémoire et de l’identité, constituant en fin de compte une investigation de soi. Dans le cadre du programme Alliance, Saba examine de nouvelles approches et techniques en vue de développer un projet portant sur les archives familiales.

Victoria May

Ayant un riche parcours de plus de 30 ans, Victoria May est danseuse, chorégraphe et enseignante. Elle a fait partie des compagnies Royal Winnipeg Ballet, Danse Kompagni de Göteborg, Danish Dance Theatre, et, en tant qu’interprète indépendante, pour Danse-Cité, Louise Bédard, Dominique Porte et Barbara Diabo, entre autres collaborations. Citoyenne de la Fédération des Métis du Manitoba, Victoria a des liens familiaux et communautaires avec la collectivité de Prince Albert, Saskatchewan. Sa dernière chorégraphie Kiwaapamitinaawaaw (2020) a été présentée à la Biennale d’Art Contemporain Autochtone (BACA) au Centre de Création O Vertigo (CCOV). Dans le cadre d’Alliance, son projet vise à mettre en œuvre et à animer des conversations autour de la table de cuisine (kitchen table talks, une méthode de recherche Autochtone) et autres rassemblements centrés sur les Autochtones. Victoria croit en la nécessité de rester connectée au pouls de la collectivité par le biais de conversations, de processus de création, de cercles de parole et de cérémonies basées sur un échange de savoirs et d’expériences adoptant une perspective artistique, expérientielle et corporelle Autochtone.

Burcu Emeç

Que signifie collaborer avec quel’un-e ou quelque chose? Le projet que réalise Burcu Emeç dans le cadre d’Alliance We were awkward at first but then it was ok trouble les tensions inhérentes à la collaboration, tout en tenant compte de la fonction des objets dans la performance.

 

La pratique artistique de Burcu est axée sur le soin, l’action politique et une curiosité rigoureuse. En tant que praticienne en arts vivants, sa démarche combine le commentaire social, l’écoute active, l’improvisation et l’art visuel. Son approche s’inscrit dans le décalage entre le poétique et le banal, subvertissant les codes de la performance et créant des tensions entre texte et image. Les projets collaboratifs et indépendants de Burcu ont été présentés dans un large éventail de contextes à Montréal, Toronto et en Allemagne, notamment aux festivals OFFTA, SummerWorks et ZH, et dans des lieux tels que Eastern Bloc, Never Apart et Montréal arts interculturels (MAI). Elle a récemment reçu les prix Mécènes investis pour les arts, OFFTA Coup de coeur, OFFTA Hybridity Award et cinq prix du Montreal English Theatre Awards. Elle est commissaire en résidence avec Christopher Willes au Studio 303 et artiste en production déléguée avec LA SERRE-arts vivants. Burcu est également travailleuse culturelle et coordonnatrice au centre d’artistes articule. Elle est titulaire d’un BFA en Theatre Performance de l’Université Concordia (2017).