STRIKE/THRU (MAI + OFFTA) / en ligne

strike/thru
© Adrian Morillo

Rencontre artistique entre deux amies de longue date, STRIKE/THRU réunit l’artiste visuelle autochtone Nadia Myre et l’artiste de théâtre allochtone Johanna Nutter. En visioconférence, six membres du public sont invités à reconstruire une conversation enregistrée entre des gens aux origines métissées tandis que les deux artistes échangent pour explorer les malaises identitaires soulevés par le verbatim. Véritable élan vers la conciliation et la réconciliation, cette œuvre traduit brillamment le climat actuel entourant les relations entre autochtones et allochtones.

Ce projet a bénéficié du soutien financier du programme Alliance du MAI (2016-2017) et cet événement est un extrait de la performance qui devait être présentée au MAI au mois de mai 2020, reporté en raison de la pandémie de COVID-19.

âgés et déjantés – eclectik 2018

Pythia, solo de Jacqueline Van de Geer (Edgy Redux, 2015) © Valerie Sangin

L’artiste plus âgé brille de mille feux au MAI avec Eclectik 2018, qui s’inspire d’ Older & Reckless, une série de performances chorégraphiques célébrant la danse mature, produite par le MOonhORsE Dance Theatre de Toronto.

Âgés et déjantés met en vedette des artistes de 55 ans et plus de la diversité, sensibilise le spectateur aux défis actuels et nouveaux avec lesquels doivent composer les artistes plus âgés et aborde une multitude d’enjeux comme le langage employé pour discuter de la vieillesse et la pertinence ou redondance générationnelle relative à l’art.

L’initiative se révèle foncièrement perpétuelle; il s’agit d’un moyen de résister, de conserver ou de retrouver sa visibilité. Une véritable célébration en soi.

Room 2048

Hong Kong Exile © Remi Theriault

Créée par la compagnie multidisciplinaire Hong Kong Exile, Room 2048 superpose lumière numérique, brouillard et musique pop pompeuse dans un examen des réalités sociopolitiques de la diaspora cantonaise. Perte, nostalgie et désir; le projet nous rappelle les œuvres marquantes du cinéaste hongkongais Wong Kar Wai.

Hong Kong Exile détonne par son esthétique numérique criarde et saisissante, son sarcasme et son penchant pour la politique culturelle. Le titre fait référence à l’année 2048, année où Hong Kong rejoindra le giron de la Chine continentale. Room 2048 fait office de suite spirituelle à la production NINEEIGHT présentée en 2014 par la compagnie.

Radio III

Radio III est une nouvelle création de Elisa HarkinsZoë Poluch et Hanako Hoshimi-Caines. L’œuvre est un prolongement de Radio 43, un projet présenté sous forme d’installation performative à Stockholm. Chanson, dialogue, appel et réponse, Radio III cherche à rythmer nos passés et nos futurs collectifs.

Autochtone aux origines cherokee et muscogee, Elisa Harkins est une compositrice et artiste qui se plaît à exhumer et à raconter les histoires autochtones. Artiste basée à Montréal, Hanako Hoshimi-Caines s’intéresse à l’engagement joyeux et critique que suscitent la danse et la chorégraphie. Zoë Poluch est une chorégraphe canadienne ayant obtenu sa maîtrise en chorégraphie à Stockholm.

Seeds cast afar from our roots

Œuvre collective, Seeds cast afar from our roots émane de la collaboration entre trois danseuses issues de la diaspora asiatique. Entretenant toutes trois une relation très différente avec leur propre histoire et culture, Angie Cheng, Winnie Ho et Chi Long enclenchent une mécanique d’exploration, d’extrapolation et de création ouverte et alimentée par le choc de leurs personnalités et de leur riche expérience individuelle en tant que danseuses, créatrices et artistes de la scène : Winnie Ho a présenté ses œuvres partout dans le monde, Chi Long a travaillé entre autres avec Marie Chouinard, George Stamos et Virginie Brunelle et Angie Cheng a travaillé avec Mélanie Demers, Lara Kramer et le collectif Cool Cunts.

terrestrial

Jumatatu M. Poe, "Terrestrial". Credit: Scott Shaw
Jumatatu M. Poe, "Terrestrial". Credit: Scott Shaw

Avec terrestrial, jumatatu m. poe nous rappelle que les personnes noires possèdent un passé territorial long et lointain, passé qui survivra au suprémacisme blanc et à l’oppression caractéristique des cinq derniers siècles. En s’inspirant du sable chaud et brun du désert et de la plage, on étudie l’humain comme on examine la terre. Réunissant l’artiste du mouvement Samantha Speis et le vocaliste Rodrigo Jerônimo, la performance évolutive d’une durée de trois heures invite le public à aller et venir tout au long du spectacle.

Chorégraphe, artiste de la scène et éducateur, poe partage sa vie entre Philadelphie et New York. Il s’interroge notamment sur la façon d’être une créature qui navigue entre résistance et ravissement.

Séancers

Jaamil Olawale Kosoko, "Seancers" © Leni Olafson
Jaamil Olawale Kosoko, "Seancers" © Leni Olafson

Jaamil Olawale Kosoko traite de l’expérience fugitive du peuple noir avec grandeur, opulence et audace. Engageant spiritualité, émotivité et théorie, il remixe l’histoire américaine au moyen d’idéologies afro-futuristes et afro-pessimistes. Dans cette œuvre, Kosoko donne impétueusement corps à une poésie lyrique et à différentes formes de mouvement, aux côtés de l’artiste sonore Jeremy Toussaint-Baptiste, et d’un invité Séancer. Ils examinent les stratégies de type caméléon pour renverser les façons dont les corps racisés sont structurellement organisés.

Poète, curateur et artiste de la performance aux origines nigérianes et américaines, Kosoko est natif de Detroit au Michigan. Il est récipiendaire du Princeton Arts Fellowship de 2017 à 2019 et d’un prix NEFA NDP en 2018.

Invité Séancer : Dana Michel