A Casual Reconstruction + Strike/Thru

© Caroline Hayeur
𝐀 𝐂𝐚𝐬𝐮𝐚𝐥 𝐑𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 + 𝐒𝐓𝐑𝐈𝐊𝐄 / 𝐓𝐇𝐑𝐔 est un programme double d’une rencontre interdisciplinaire entre deux amies de longue date venant de Tiohtià: ke / Mooniyang / Montréal. Nadia Myre est une artiste visuelle contemporaine et membre algonquine de la Première nation Kitigan Zibi Anishinaabeg, et Johanna Nutter est une créatrice et conservatrice de théâtre allochtone d’origines européennes. Avec six participants invités, ils explorent les sentiments inconfortables liés au fait d’être Autochtone et / ou non Autochtone.
Au cœur de 𝐀 𝐂𝐚𝐬𝐮𝐚𝐥 𝐑𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 se trouve une conversation lors d’un dîner enregistré entre six personnes d’origine autochtone et «autre», sur la politique d’appartenance dans les limites du colonialisme. Une transcription textuelle est donnée aux participants Settler, qui rejouent la conversation devant le public. Des oscillations des constructions identitaires s’ensuivent.
𝐒𝐓𝐑𝐈𝐊𝐄 / 𝐓𝐇𝐑𝐔 est un échange ludique entre Nadia et Johanna, intégrant des éléments soulevés par la reconstitution avec leurs propres histoires vécues, dans une recherche en constante évolution des sentiments et du quotidien suite à l’adoption d’ un véritable acte de réconciliation.
𝐀 𝐂𝐚𝐬𝐮𝐚𝐥 𝐑𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 + 𝐒𝐓𝐑𝐈𝐊𝐄 / 𝐓𝐇𝐑𝐔 sont passés d’une scène à l’autre et vont désormais vivre simultanément dans les deux mondes. Utilisant la plasticité de l’environnement numérique pour relier les disciplines de Nadia et Johanna, et l’accessibilité de l’environnement virtuel pour toucher un plus large éventail de participants, un hybride sera présenté LIVE sur scène au MAI (Montréal, arts interculturels) et en ligne en même temps. 3-5 juin 2021 à 15 h HNE

Nadia Myre et Johanna Nutter sont récipiendaires du Programme Alliance du MAI (Montréal, arts interculturels).

Cabaret Drag de Bijuriya

Couverture © Paul Neudorf
En 2020, les arts drag auront eux-aussi pris un virage numérique! Sans les cabarets du village et les partys queers de Montréal, nos drag kings, queens, monstres et in-betweens ont adapté leur art subversif pour nos écrans. Bijuriya, notre drag queen en résidence, a produit ces derniers mois une multitude de numéros virtuels fascinants. Lors de ce Cabaret Drag, elle nous présentera ses numéros virtuels coups-de-cœur, dont le style varie entre le calypso, le Bollywood vintage, glamour et/ou psychédélique, l’opéra baroque et… les vocalises inusitées de créatures imaginaires! D’autres numéros surprises viendront capturer l’effervescence et la diversité du milieu drag local.
Animé full bilingue et EN DIRECT par Bijuriya: party dans la section commentaires!

 

Gabriel Dharmoo est récipiendaire du Programme Alliance du MAI (Montréal, arts interculturels).

whip

© Marchel B. Eang

Dans whip, duo de 60 minutes interprété entièrement en cagoules de cuir, les interprètes sont aveuglé-e-s tout au long de la pièce. Inspirée par les balancements de tête virtuoses que l’on trouve dans une multitude de formes de danse, le cuir s’y révèle alors comme double : à la fois souple et rigide. Les corps mis en jeu explorent le consentement à travers une vaste gamme de contacts physiques. Cette création fait appel à un éclairage interactif et à une trame sonore originale. 

Une coproduction de FakeKnot et de MAI (Montreal, arts interculturels), dans le cadre de  Queer Camp Performance.

Sheuetamᵁ (suspendu pour une durée indéterminée)

© Armance Gallaud

[highlight background= »#e2011e » color= »#ffffff »] — Montréal se trouve en zone rouge depuis le 01 octobre 2020. Cette performance est suspendue pour une durée indéterminée. Consulter les dernières mises-à-jour de MAI en lien avec la COVID-19. — [/highlight]

Convoquant la présence d’un être bispirituel dialoguant avec le territoire et un dispositif technologique, Sheuetamᵘ est une installation déambulatoire et sonore créée par l’artiste interdisciplinaire Innue Soleil Launière, qui se déploie continuellement pendant 5 jours. 

Faisant appel à un état de porosité, la performeuse-forêt fait corps avec les êtres végétaux qui l’entourent. Sa relation avec le territoire se décline en chant vocal, sons et images, notamment grâce à une technologie expérimentale reposant sur des capteurs de bio data. 

Entremêlant le passé, le présent et le futur, cette pièce-rituel puissante amplifie la présence Autochtone, déstabilisant le récit de la modernité capitaliste et coloniale. Le public peut s’y immerger à n’importe quel moment de la journée, partir et, s’il le souhaite, revenir.

ZOM-FAM (suspendu pour une durée indéterminée)

© Val Bah

[highlight background= »#e2011e » color= »#ffffff »]— Montréal se trouve en zone rouge depuis le 01 octobre 2020. Les activités de MAI (Montréal, arts interculturels) sont suspendues qu’à nouvel ordre. Cette performance est suspendue pour une durée indéterminée. Consulter les dernières mises-à-jour de MAI en lien avec la COVID-19. —[/highlight]

Performance solo de Kama La Mackerel, ZOM-FAM, combine poésie, conte et danse. À la fois personnel et politique, ZOM-FAM (qui signifie « homme-femme » en créole mauricien) est le récit d’un-e enfant transgenre vivant sur une plantation de canne à sucre à l’île Maurice pendant les années 1980-90. Maniant une multitude de voix et imprégnée d’une narration complexe, ZOM-FAM mêle invocations ancestrales, langues maternelles, débris de langages coloniaux et une subjectivité queer et délicate, dan un contexte d’esclavage et d’engagisme. Kama La Mackerel est un-e artiste pluridisciplinaire, écrivain-ne, éducateur-trice et médiateur-trice culturel-le qui vient de l’île Maurice et vit à Tio’tia:ke (Montréal) au Canada.

Kama La Mackerel est récipiendaire du Programme Alliance du MAI (Montréal, arts interculturels).

Produit avec le soutien de la ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal

Série Sonique & Syllabe (reporté-covid19)

Série Sonique et Syllabe
© Nancy Tam

Le son nous entoure, même lorsqu’il semble silencieux.
La rotation de la terre autour de son axe.
La rotation de la terre autour du soleil.
Le son des tremblements de terre.

Mastiquer.

Le son de l’art.
3 œuvres qui commencent par l’écoute.

WHITE [ARIANE]

White Ariane
© Bas de Brouwer

ARIANE est la fille que Nancy (une Sud-Américaine) n’a jamais eue. Nancy écrit un journal pour ARIANE pendant qu’elle grandit en son sein, sans savoir qu’elle attend plutôt un garçon. Vingt-huit ans après avoir donné naissance à cet enfant, Nancy traverse l’Atlantique pour révéler à son fils l’existence de ce journal. À partir des mots du journal de sa mère, ARIAH LESTER (Lester Arias), compose des chansons et crée une sorte d’entre-deux : laideur et beauté, féminité et masculinité, lumière et ténèbres, concert et théâtre, opéra et burlesque, ARIANE / LESTER / ARIAH.

Real’s fiction\dissonant_pleasures

Cette danse est une chanson que nous entonnons pour être ensemble. Cette chanson est délibérément simple, de sorte à ouvrir l’accès au corps le plus musicalement timide. Elle nous permet de nous écouter mutuellement et de trouver, par l’entremise du chant, l’équilibre entre union et unité : « à quel point pouvons-nous être proches sans pour autant fusionner en un tout »?

Cette salle attend que nous parlions. Elle capture nos murmures et nos secrets et les redistribue ailleurs et tout près. Ces planches nous invitent à mentir. Cette œuvre est presque réelle. Le monde que nous recherchons n’est pas pour nous.

Camille : un rendez-vous au-delà du visuel

Camille : un rendez-vous au-dela du visuel
© Laurence Gagnon Lefebvre

Dans cette œuvre immersive qui n’implique pas la vision du spectateur, le public suit le protagoniste d’une peine d’amitié dans une traversée d’émotions et de souvenirs où l’intime est tangible. Conçue pour un public vivant en situation de handicap visuel, cette expérience multisensorielle, accessible à tous, est un espace de découverte qui invite à la rencontre de manière franche et sensible. Artiste interdisciplinaire montréalaise, Audrey-Anne Bouchard s’inspire de son handicap pour développer une nouvelle forme artistique. Elle allie une réflexion sur l’expérience sensorielle en danse, amorcée à la maîtrise (Nice/Bruxelles), au développement d’une pratique en mise en scène.

Carrion

Carrion
© Alex Davies

Être humain dans une ère où notre influence destructrice sur la planète redéfinit les lois de la nature à la vitesse grand V, qu’est-ce que cela signifie ? Cette performance solo envoûtante de Justin Shoulder met en vedette Carrion, sorte de spectre post-humain capable de se métamorphoser en une multitude de formes et de parler une multitude de langues. Affrontant les affres de l’accélération évolutionniste forcée, il vagabonde au milieu d’un site archéologique et se transforme : fantôme venu de l’Ouest, virus, trickster, oiseau préhistorique. Mêlant spectacle de club à la dramaturgie de Victoria Hunt sur l’exploration corporelle brute, Carrion puise à même les mythologies queer et biculturelles ancestrales.