the traces that remain

©

The Traces That Remain porte sur les après-coups. L’exposition se demande : quelle sorte de séquelles demeurent dans le corps et l’esprit à la suite des évènements marquants qui nous ont affecté ? Sommes-nous les seul.e.s touché.e.s ? Comment ces traces se manifestent-elles une minute, un an après, durant une vie ? Sont-elles toujours évidentes, deviennent-elles souvenirs ou cauchemars ? Sont-elles toujours matière à créer de l’expérience, de la résilience ? Les traces qui restent regroupe des artistes qui réfléchissent à ce qui demeure après les faits / l’effet.

Shaya Ishaq amorce ces questions par son intérêt pour la liminalité dans les rites de passage ; Po B K Lomami fabrique une expérimentation intime pour interroger ce qu’il reste du deuil ; Zinnia Naqvi montre les marques laissées par les institutions qui choisissent de ne pas supporter les minorités visibles ; et Lan Florence Yee s’intéresse aux pénibles conséquences qui suivent des situations difficiles. Dans Les traces qui restent, ielles explorent également la forme que peuvent prendre les archives et ce(ux) qui les contiennent.

commissaire: eunice bélidor

artistes: Po B. K. Lomami + Zinnia Naqvi + Shaya Ishaq + Lan Florence Yee

 

hybrid condition

Dans Hybrid Condition, l’artiste vietnamo-canadien Tam Khoa Vu explore l’hybridité culturelle grâce à des installations vidéo et sonores en puisant dans un mélange d’images personnelles, contemporaines, et d’images d’archives. Le travail de Vu est ludique, voire espiègle, et cherche à créer des espaces d’abondance, de potentialité et de nuance en regard des enjeux de représentation propres aux identités vietnamiennes liminales. Les images, qui soulignent les identités et la diaspora vietnamiennes, permettent à l’artiste de creuser jusqu’aux racines culturelles et ethniques des identités nationales pour remettre en question l’hégémonie occidentale et son influence sur le Vietnam, les vietnamien·nes et l’identité vietnamo-canadienne, et ainsi de naviguer dans un « tiers espace » diasporique entre le Vietnam et le Canada.

driving in palestine

© Rehab Nazzal

Rehab Nazzal est une artiste interdisciplinaire d’origine palestinienne basée à Montréal, qui travaille avec une diversité de médiums pour traiter des effets dévastateurs de la violence coloniale sur le peuple palestinien, son territoire et sur les êtres qui y vivent. Driving in Palestine est une installation multimédia qui combine photographie, vidéo, son et impression afin d’offrir un aperçu des structures israéliennes de ségrégation, de confinement, de restriction et de surveillance des libertés de mouvement, proliférant en Cisjordanie occupée. Les images, captées à partir de véhicules en mouvement sur les routes palestiniennes entre 2010 et 2020, interrogent les rapports entre la suppression et l’incapacitation des peuples autochtones, et les tentatives d’expropriation et de destruction de leur territoire. Le travail de Nazzal nous révèle un régime qui surveille, étouffe et contrôle la mobilité palestinienne à l’intérieur de son propre territoire, tout comme au-delà. Nazzal invite l’auditoire à être témoin des manifestations de ce régime : Mur de l’apartheid, points de contrôle militaires, clôtures, barrières, tours de contrôle et barrages routiers, des contraintes avec lesquelles le peuple palestinien a eu à vivre au cours des 70 dernières années.

 

→ Texte curatorial par Stefan St-Laurent

making revolution: collective histories, desired futures (suspendu pour une durée indéterminée)

Marwa Arsanios

Making Revolution explore les luttes et les révolutions dans le Moyen-Orient et en Afrique du Nord à travers l’art vidéo et l’installation. Cette exposition commissariée par Farah Atoui et Viviane Saglier revisite l’histoire multiple des insurrections à travers la production et la circulation des images.  Bien que les soulèvements de 2011 soient souvent considérés comme un tournant dans l’histoire politique de la région, les six oeuvres filmiques et vidéo ainsi que les trois installations présentées dans Making Revolution rompent avec cette manière de voir et convoquent d’autres temporalités en s’intéressant à des révolutions antérieures et à leurs traces politiques et poétiques. En mettant de l’avant la physicalité des corporéités qui façonnent les soulèvements, ces oeuvres attirent notre attention sur la dimension incarnée de la révolution à travers le médium de l’image en mouvement. 

Cette exploration incisive et lumineuse cherche à distiller de nouveaux imaginaires situés et à faire émerger des visions fécondes pour les mouvements et luttes à venir.

otipemisiwak

© Lina Samoukova

Otipemisiwak* célèbre la vie et la culture matérielle de trois femmes : l’arrière-grand-mère de l’artiste, Eléanore, sa grand-mère Clémence, et sa mère Anita. L’exposition, qui donne à voir des œuvres récentes sur papier, textiles et animation 360°, met en lumière une technique de perlage numérique développée par l’artiste et nommée «des baies aux perles». Apparentée à l’extraordinaire perlage traditionnel du peuple Métis, cette technique constitue tant une forme d’art processuel qu’une pratique exigeante et minutieuse.

Daphne Boyer est une artiste visuelle et phytologue canadienne. Entremêlant une pratique d’artisanat féminin traditionnel, des plantes et des outils numériques haute résolution, ses œuvres convoquent l’héritage Métis de sa famille et rendent hommage au végétal comme source de la vie sur Terre.

* Des gens qui vivent selon leurs propres règles.

live in palestine (suspendue)

[highlight background= »#e2011e » color= »#ffffff »] — Montréal se trouve en zone rouge depuis le 01 octobre 2020. Cette exposition est suspendue pour une durée indéterminée. Consulter les dernières mises-à-jour de MAI en lien avec la COVID-19. — [/highlight]

Cette exposition réunit des œuvres performatives qui demandent au public de se pencher sur la manière dont la rencontre des corps, des actions et des images construit du sens dans des espaces géopolitiques spécifiques. Donnant à voir le travail d’artistes contemporains aussi bien émergent-es qu’établi-es qui vivent et travaillent actuellement en Palestine, Live in Palestine déploie des œuvres qui allient les pratiques performatives à l’engagement politique et aborde certaines des complexités de la vie quotidienne en Palestine occupée. 

Commissariée par Anna Khimasia (Los Angeles), Stefan St-Laurent (Gatineau) et Rehab Nazzal (Bethléem), Live in Palestine a pris forme lors de la conférence Art et Résistance à l’Université de Dar al-Kalima (Bethléem). Organisée par AXENÉO7 en collaboration avec DAÏMÔN (Gatineau) et A Space Gallery (Toronto).

 

PROJECTION VIDÉO

     

Entrée gratuite, place limitées – RSVP obligatoire. En anglais et en arabe avec sous-titres.

  • Le 25 septembre 2020 à 19h30 au MAI (Montréal, arts interculturels), projection d’un programme vidéo en lien avec l’exposition Live in Palestine, en partenariat avec Vidéographe, AXENÉO7 et Filmlab: Palestine.

 

SUPPLÉMENT EN LIGNE

Documentation visuelle et informative entourant l’exposition, incluant une vue 360 degrés de la galerie, des biographies, des cartels et des photos des oeuvres, ainsi que documents permettant de les mettre en contexte.: ici.

 

VISITES GUIDÉES

Entrée gratuite, place limitées – RSVP obligatoire. Durée de 45 minutes.

  • Le 25 septembre 2020 à 16h00 et 17h00, en anglais, animées par Rehab Nazzal.
  • Le 2 octobre 2020 à 16h00 et 17h00, en français, animées par Najat Rahman.

the novels of elsgüer (episode 5); if i saw you, i don't remember

The Novels of Elsgüer (episode 5); If I saw you I don't remember
© Santiago Tavera et Laura Acosta

À la fois installation audiovisuelle immersive et prestation, The Novels of Elsgüer (Episode 5); If I saw you, I don’t remember traduit les mouvements d’un corps invisible en données visuelles sous forme d’animations filamenteuses, de réflexions intermittentes et d’ombres papillotantes. Véritable expérience sensorielle, cette œuvre s’interroge sur la façon dont des individus contrastés – visibles ou non – ont le potentiel de créer de nouveaux espaces tout en remettant en question la visibilité, l’inclusion et l’exclusion. Il s’agit du cinquième épisode d’une série d’installations transdisciplinaires amorcée en 2015 et cocréée par les artistes colombiens Santiago Tavera et Laura Acosta.

colonial body-islands

Colonial Body-Islands
© Payam_Mofidi

Face-à-face puissant entre souffrance collective et récit individuel, cette expérience immersive oblige à confronter son propre engagement, tout en resserrant le lien délicat entre perception et action. Dans cet hommage aux êtres emportés par la migration forcée, le corps sculpté visibilise les vulnérabilités trop souvent côtoyées sans être reconnues. L’artiste multidisciplinaire Payam Mofidi sonde la fragilité de la souffrance humaine dans une perspective aussi onirique que politique. Diplômé en cinéma d’animation (Paris) et en graphisme (Téhéran), le Montréalais d’origine iranienne œuvre au croisement des médias traditionnels et des nouvelles technologies.

de l'horizontal au vertical (annulé-covid19)

De l'horizontal au vertical
© José Luis Torres

L’artiste José Luis Torres se réapproprie les espaces publics et les lieux d’exposition en détournant autant nos sens que les objets du quotidien. Il construit des accumulations éphémères de matières réassemblées et bricolées qui jouent avec les conventions de la monstration artistique. Leur dimension architecturale, souvent invasive et spectaculaire, leurs couleurs vives ouvrent une discussion imparable avec l’œil du passant. Redéfinissant l’artiste comme celui ou celle qui ‘fait avec’, loin des clichés, José Luis Torres est un créateur d’origine argentine, formé en arts visuels, en sculpture et en architecture. Son travail a été présenté du Canada jusqu’en Argentine, en Europe et en Chine.

l'exhumée

L'Exhumée
© OB Médias

COMMISSAIRE : FABIENNE PARISIEN

 

À travers des tableaux plastiques et vivants mêlant vidéo, musique, texte et sculptures, L’Exhumée creuse la dynamique complexe entre résilience et fragilité. L’artiste plasticienne Julie Robinson plonge dans son expérience personnelle pour en exhumer un drame enseveli depuis vingt ans – la rupture d’anévrisme survenue à ses dix-huit ans. En émerge un corps lumineux de paradoxes, à la fois socialement désarticulé et radicalement exalté par sa contrainte. Diplômée en photographie, Robinson développe une pratique autodidacte de sculpture et de peinture. Elle est cofondatrice et coorganisatrice de la biennale XL et de la communauté artistique multidisciplinaire Cercle CréatiC. Elle vit et travaille à Montréal.