Je ne vais pas inonder la mer

© David Wong

Je ne vais pas inonder la mer est une élégie dansée qui aborde le rapport aux mères et la part d’héritage en jeu dans la construction de la féminité. Pour composer ce solo, la chorégraphe et interprète mexicaine Sonia Bustos a puisé matière dans son histoire personnelle et dans sa quête identitaire marquées par le poids du deuil de sa mère et de sa grand-mère. Au confluent des questions sur la condition féminine, la filiation et la mémoire, l’artiste explore dans sa danse théâtrale les phénomènes de réminiscence en mobilisant les cinq sens. Bouffe, musique, évocation des mœurs, des croyances et des rites viennent nourrir cette création viscérale.


Le partenariat du Conseil des arts de Montréal et du MAI en matière de soutien aux artistes en danse offre un accompagnement sur mesure et un éventail de services à un-e chorégraphe (ou à collectif de chorégraphes) rencontrant des obstacles structurels et systémiques dans leur participation aux arts en raison de leur-s identité-s revendiquée-s et/ou perçue-s par la société. Outillant les artistes dans leur recherche créative et leurs questionnements, ce partenariat leur permet d’expérimenter de nouvelles idées et méthodes, et de tisser des collaborations tout au long d’un processus où l’artiste est soutenu-e et bénéficie de temps et d’espace pour réfléchir à sa pratique. En 2021, deux présentations de travail en cours auront lieu.

Ephemeral Artifacts

© Damian Siqueiros1

Faisant appel aux claquettes et au récit, Ephemeral Artifacts fouille l’histoire du jazz et des claquettes, ainsi que la connexion de ces genres entremêlés aux corps noirs.  

Déployant une signature chorégraphique magnétique, à la fois intime et complexe, le danseur de claquettes professionnel Travis Knights incite le public à être attentif aux histoires et aux corporéités du passé, gardées vivantes par la danse et l’oralité. La généalogie des claquettes est à la fois une méditation et une métaphore. Elle touche au rythme, à l’adaptation, à l’improvisation et à la résistance à travers les corps racisés.

Produit par Theatre Passe Muraille et Anandam Dancetheatre Productions

     

Deux solitudes dans une même présence

© Stéphane Huard

Parfois, il faut s’éloigner de chez soi pour mieux comprendre ses racines et retomber amoureux de ce qu’on regardait, par trop de proximité, avec indifférence. Deux solitudes dans une même pièce aborde la (re)construction de l’identité à partir du déracinement et du corps en exil. L’expérience de migration de la chorégraphe et danseuse vénézuélienne Ariana Pirela Sánchez teinte intimement ce solo où le corps, porteur de mémoires ancestrales, est perçu comme un véhicule de désirs, de résistance et de résilience. Épousant la forme de la narration confessionnelle, l’artiste explore les thèmes de l’oubli, de la compensation par l’imagination et du rejet propres au processus d’assimilation culturelle afin de mieux ramener à la surface ses mémoires les plus profondes.


Le partenariat du Conseil des arts de Montréal et du MAI en matière de soutien aux artistes en danse offre un accompagnement sur mesure et un éventail de services à un-e chorégraphe (ou à collectif de chorégraphes) rencontrant des obstacles structurels et systémiques dans leur participation aux arts en raison de leur-s identité-s revendiquée-s et/ou perçue-s par la société. Outillant les artistes dans leur recherche créative et leurs questionnements, ce partenariat leur permet d’expérimenter de nouvelles idées et méthodes, et de tisser des collaborations tout au long d’un processus où l’artiste est soutenu-e et bénéficie de temps et d’espace pour réfléchir à sa pratique. En 2021, deux présentations de travail en cours auront lieu.

Pomegranate

© Angelo Barsetti

Dans Pomegranate, performance solo de la vétérane montréalaise Heather Mah, la danseuse revisite la vie de sa grand-mère. Il s’agit d’une épopée fragmentée à travers des récits familiaux et migratoires débutant en Chine, en 1895. Au cours de sa carrière, Heather a travaillé, en tant qu’interprète, avec quelques-unes des compagnies québécoises les plus audacieuses : la Compagnie Marie Chouinard, Lucie Grégoire Danse et Le Carré des Lombes, entre autres. En 2005, elle a obtenu un baccalauréat en psychologie avec distinction ainsi qu’un certificat en coaching de mieux-être. Elle danse toujours aujourd’hui, en plus d’agir comme enseignante en yoga danse, tout en appliquant des pratiques visant la promotion de la santé et de l’équilibre entre le corps et l’esprit.

Heather Mah est récipiendaire du Programme Alliance du MAI (Montréal, arts interculturels).

Sur ce chemin tu es sûre de te perdre

© Brenda Jauregui

Sur ce chemin, tu es sûre de te perdre est un solo multidisciplinaire, entre danse, théâtre et musique, fruit de trois collaborations successives de Diana León avec des créateurs émergents (Paco Ziel, Jeremy Galdeano, Vera Kvarcakova). Leur fil directeur : la connaissance de soi, le travail nécessaire, entre pressions sociales, démons intérieurs et aspirations, pour trouver sa propre voix. Sur les compositions d’Alejandro Loredo, de Tom Jarvis et de Diana León, une puissante évocation du plaisir de trouver son propre rythme, en écho à ceux qui nous entourent et nous inspirent. Interprète et créatrice originaire de Mexico, Diana León a notamment dansé pour les Grands Ballets Canadiens.

Présenter en français les 20, 22 et 24 octobre 2020, et en anglais les 21 et 23 octobre 2020.

WHITE [ARIANE]

White Ariane
© Bas de Brouwer

ARIANE est la fille que Nancy (une Sud-Américaine) n’a jamais eue. Nancy écrit un journal pour ARIANE pendant qu’elle grandit en son sein, sans savoir qu’elle attend plutôt un garçon. Vingt-huit ans après avoir donné naissance à cet enfant, Nancy traverse l’Atlantique pour révéler à son fils l’existence de ce journal. À partir des mots du journal de sa mère, ARIAH LESTER (Lester Arias), compose des chansons et crée une sorte d’entre-deux : laideur et beauté, féminité et masculinité, lumière et ténèbres, concert et théâtre, opéra et burlesque, ARIANE / LESTER / ARIAH.

Fa’addebhou li (Dresse-le pour moi)

Fa’addebhou liDresse-le pour moi ») est l’imploration de parents dont le fils ne suit pas assez le bon chemin – celui des traditions et attentes patriarcales. La chorégraphe Nancy Naous fait résonner l’insoutenable construction du corps masculin dans les sociétés arabes, dans le quotidien des familles et des fratries. Elle met en scène deux corps d’hommes (Nadim Bahsoun, Alexandre Paulikevitch) pris dans un carcan d’héritages et de contradictions. Endurants, résistants, adulés, ils sont mus par de trop grands désirs et une insécurité inavouable. Danseuse et comédienne d’origine libanaise, fondatrice de la compagnie 4120.CORPS, Nancy Naous travaille les gestuelles des danses traditionnelles et les mouvements ancrés dans les corps quotidiens moyen-orientaux.

Walking at Night by Myself (annulé-covid19)

Walking at night by myself
Nancy Tam - crédits Nancy Tam

Dans sa nouvelle œuvre, Walking at Night by Myself, le trio performatif vancouvérois A Wake of Vultures (Nancy Tam, Daniel O’Shea et Conor Wylie) propose une fusion entre idées cabotines et esthétique dépouillée. Il en résulte un monde d’abstraction, de distraction et de motifs qui se chevauchent, au travers desquels nous examinons lentement la plasticité de la perception humaine en nous interrogeant sur la construction des notions de familiarité, de différence et d’impression. Mettant en vedette Nancy Tam et Anjela Magpantay, cette performance explore les liens entre le mouvement, l’acoustique, la scénographie et les idées conceptuelles au moyen de répétitions hypnotiques, de présentations jumelles, d’images résiduelles et d’opalescence, le tout pour transcender le spectaculaire et le phénoménologique; de la perception à l’expérimentation.

Real’s fiction\dissonant_pleasures

Cette danse est une chanson que nous entonnons pour être ensemble. Cette chanson est délibérément simple, de sorte à ouvrir l’accès au corps le plus musicalement timide. Elle nous permet de nous écouter mutuellement et de trouver, par l’entremise du chant, l’équilibre entre union et unité : « à quel point pouvons-nous être proches sans pour autant fusionner en un tout »?

Cette salle attend que nous parlions. Elle capture nos murmures et nos secrets et les redistribue ailleurs et tout près. Ces planches nous invitent à mentir. Cette œuvre est presque réelle. Le monde que nous recherchons n’est pas pour nous.

Camille : un rendez-vous au-delà du visuel

Camille : un rendez-vous au-dela du visuel
© Laurence Gagnon Lefebvre

Dans cette œuvre immersive qui n’implique pas la vision du spectateur, le public suit le protagoniste d’une peine d’amitié dans une traversée d’émotions et de souvenirs où l’intime est tangible. Conçue pour un public vivant en situation de handicap visuel, cette expérience multisensorielle, accessible à tous, est un espace de découverte qui invite à la rencontre de manière franche et sensible. Artiste interdisciplinaire montréalaise, Audrey-Anne Bouchard s’inspire de son handicap pour développer une nouvelle forme artistique. Elle allie une réflexion sur l’expérience sensorielle en danse, amorcée à la maîtrise (Nice/Bruxelles), au développement d’une pratique en mise en scène.