WHITE [ARIANE]

White Ariane
© Bas de Brouwer

ARIANE est la fille que Nancy (une Sud-Américaine) n’a jamais eue. Nancy écrit un journal pour ARIANE pendant qu’elle grandit en son sein, sans savoir qu’elle attend plutôt un garçon. Vingt-huit ans après avoir donné naissance à cet enfant, Nancy traverse l’Atlantique pour révéler à son fils l’existence de ce journal. À partir des mots du journal de sa mère, ARIAH LESTER (Lester Arias), compose des chansons et crée une sorte d’entre-deux : laideur et beauté, féminité et masculinité, lumière et ténèbres, concert et théâtre, opéra et burlesque, ARIANE / LESTER / ARIAH.

Fa’addebhou li (Dresse-le pour moi)

Fa’addebhou liDresse-le pour moi ») est l’imploration de parents dont le fils ne suit pas assez le bon chemin – celui des traditions et attentes patriarcales. La chorégraphe Nancy Naous fait résonner l’insoutenable construction du corps masculin dans les sociétés arabes, dans le quotidien des familles et des fratries. Elle met en scène deux corps d’hommes (Nadim Bahsoun, Alexandre Paulikevitch) pris dans un carcan d’héritages et de contradictions. Endurants, résistants, adulés, ils sont mus par de trop grands désirs et une insécurité inavouable. Danseuse et comédienne d’origine libanaise, fondatrice de la compagnie 4120.CORPS, Nancy Naous travaille les gestuelles des danses traditionnelles et les mouvements ancrés dans les corps quotidiens moyen-orientaux.

Pomegranate

© Angelo Barsetti
© Angelo Barsetti

Dans Pomegranate, performance solo de la vétérane montréalaise Heather Mah, la danseuse revisite la vie de sa grand-mère.  Il s’agit d’une épopée fragmentée à travers des récits familiaux et migratoires menant jusqu’en Chine, en 1895. Au cours de sa carrière, Heather a travaillé, en tant qu’interprète, avec quelques-unes des compagnies québécoises les plus audacieuses : Compagnie Marie Chouinard, Lucie Grégoire Danse et Le Carré des Lombes, entre autres. En 2005, elle a obtenu un baccalauréat en psychologie avec distinction ainsi qu’un certificat en entraînement. Elle danse toujours aujourd’hui, en plus d’agir comme instructrice et entraîneuse ; tout en appliquant des pratiques de mieux-être visant la promotion de la santé et de l’équilibre entre le corps et l’esprit.

Walking at Night by Myself

Walking at night by myself
Nancy Tam - crédits Nancy Tam

Dans sa nouvelle œuvre, Walking at Night by Myself, le trio performatif vancouvérois A Wake of Vultures (Nancy Tam, Daniel O’Shea et Conor Wylie) propose une fusion entre idées cabotines et esthétique dépouillée. Il en résulte un monde d’abstraction, de distraction et de motifs qui se chevauchent, au travers desquels nous examinons lentement la plasticité de la perception humaine en nous interrogeant sur la construction des notions de familiarité, de différence et d’impression. Mettant en vedette Nancy Tam et Anjela Magpantay, cette performance explore les liens entre le mouvement, l’acoustique, la scénographie et les idées conceptuelles au moyen de répétitions hypnotiques, de présentations jumelles, d’images résiduelles et d’opalescence, le tout pour transcender le spectaculaire et le phénoménologique; de la perception à l’expérimentation.

Sur ce chemin, tu es sûre de te perdre

Diana Leon
Diana Leon - © Brenda Jauregui

Sur ce chemin, tu es sûre de te perdre est un solo multidisciplinaire, entre danse, théâtre et musique, fruit de trois collaborations successives de Diana León avec des créateurs émergents (Parco Ziel, Jeremy Galdeano, Vera Kvarcakova). Leur fil directeur : la connaissance de soi, le travail nécessaire, entre pressions sociales, démons intérieurs et aspirations, pour trouver sa propre voix. Sur les compositions d’Alejandro Loredo, de Tom Jarvis et de Diana León, une puissante évocation du plaisir de trouver son propre rythme, en écho à ceux qui nous entourent et nous inspirent. Interprète et créatrice originaire de Mexico, Diana León a notamment dansé pour les Grands Ballets Canadiens.

Real’s fiction\dissonant_pleasures

Real's fiction / dissonant_pleasures
© Benjamin Kamino

Cette danse est une chanson que nous entonnons pour être ensemble. Cette chanson est délibérément simple, de sorte à ouvrir l’accès au corps le plus musicalement timide. Elle nous permet de nous écouter mutuellement et de trouver, par l’entremise du chant, l’équilibre entre union et unité : « à quel point pouvons-nous être proches sans pour autant fusionner en un tout »?

Cette salle attend que nous parlions. Elle capture nos murmures et nos secrets et les redistribue ailleurs et tout près. Ces planches nous invitent à mentir. Cette œuvre est presque réelle. Le monde que nous recherchons n’est pas pour nous.

Camille : un rendez-vous au-delà du visuel

Camille : un rendez-vous au-dela du visuel
© Laurence Gagnon Lefebvre

Dans cette œuvre immersive qui n’implique pas la vision du spectateur, le public suit le protagoniste d’une peine d’amitié dans une traversée d’émotions et de souvenirs où l’intime est tangible. Conçue pour un public vivant en situation de handicap visuel, cette expérience multisensorielle, accessible à tous, est un espace de découverte qui invite à la rencontre de manière franche et sensible. Artiste interdisciplinaire montréalaise, Audrey-Anne Bouchard s’inspire de son handicap pour développer une nouvelle forme artistique. Elle allie une réflexion sur l’expérience sensorielle en danse, amorcée à la maîtrise (Nice/Bruxelles), au développement d’une pratique en mise en scène.

One Kind Favor

One Kind Favor
© Nikol Mikus

Dans un monde constamment saturé de mauvaises informations et où nos rétines sont bombardées d’images brutales et sans signification, ONE KIND FAVOR souligne comment notre humanité est particulièrement essentielle. Chorégraphiée par George Stamos en collaboration avec Karla Etienne et Radwan Ghazi Moumneh, ONE KIND FAVOR devient une exploration de la façon dont la gentillesse peut être incarnée, parfois avec grâce, parfois échouant malgré de bonnes intentions. ONE KIND FAVOR est un acte de gratitude envers celleux qui ont eu le courage d’être bon.nes et qui ont marqué nos vies par l’immensité de leur générosité. Avec le soutien financier du Conseil des arts du Canada.

Carrion

Carrion
© Alex Davies

Être humain dans une ère où notre influence destructrice sur la planète redéfinit les lois de la nature à la vitesse grand V, qu’est-ce que cela signifie ? Cette performance solo envoûtante de Justin Shoulder met en vedette Carrion, sorte de spectre post-humain capable de se métamorphoser en une multitude de formes et de parler une multitude de langues. Affrontant les affres de l’accélération évolutionniste forcée, il vagabonde au milieu d’un site archéologique et se transforme : fantôme venu de l’Ouest, virus, trickster, oiseau préhistorique. Mêlant spectacle de club à la dramaturgie de Victoria Hunt sur l’exploration corporelle brute, Carrion puise à même les mythologies queer et biculturelles ancestrales.

Borderlines

Borderlines
© Nada Kadiri

Les questions sur les migrants et les frontières alimentent des débats autour du monde. Conçu pour cinq jeunes danseurs de Marrakech, cette œuvre met les postes de contrôle sous la loupe, ces barrières visibles autant que celles s’érigeant à l’intérieur de soi. Enveloppé par une bande-son tirée de sources marocaines traditionnelles et contemporaines, ce quintette ardent cherche à s’approprier l’espace ou à s’en créer un si nécessaire. Dans une société où les individus sont sous surveillance constante, que reste-t-il de l’intimité?